Le programme national

  • I NOS GRANDS PRINCIPES D'ACTION PUBLIQUE

    • I LE PATRIOTISME

      Nous nous définissons comme des patriotes parce que nous aimons profondément notre pays et que cela nous fait mal au cœur de le voir décliner sans rien faire. Nous opposons notre patriotisme :

      1/ Au nationalisme et à la haine des étrangers : on peut aimer davantage son pays que celui des autres sans tomber dans la xénophobie comme il est normal et sain d'aimer davantage son épouse que celle de son voisin tout en respectant cette dernière. 

      2/ À l'indifférence individualiste et nombriliste à l'égard de l'intérêt général : nous ne pouvons concevoir de vivre repliés sur nous-mêmes sans nous soucier de la situation des autres. Plus encore, nous n'imaginons pas vivre en bonne santé dans une France malade.

      3/ À l'idéologie mondialiste et européiste : les Français, comme tous les peuples du monde, ont le droit d'avoir des coutumes, des traditions, des racines, une manière particulière de vivre, une identité propre. Définissant l'État comme l'institution juridique et politique permettant l'expression de cette façon de vivre ensemble, en dépassant et en harmonisant les volontés privées, nous militons pour la souveraineté des État-nations comme l’exprimait en son temps le général de Gaulle. Nous nous opposons à la création d'un super État européen qui écrasera les nations estimant qu'on peut parfaitement être ami avec quelqu’un sans partager son budget, son toit, son épouse... De la même façon, l’Union européenne, sous ses aspects utopistes, repose sur une logique extrêmement pessimiste en sous-entendant que si on ne fait pas tout ensemble, on se fait mécaniquement la guerre. Ce n’est pas notre conception de la nature humaine : on peut aller dîner chez un ami de temps en temps sans vouloir, répétons-le, fédéraliser toutes les décisions. Nous sommes pour la liberté des individus et pour la liberté des peuples à s’auto-déterminer dans la limite de la morale inscrite dans notre conscience humaine.

      4/ À l’islamisme radical dont le projet secret est de répandre sa folie dans le monde entier et qui salit la réputation des « bons musulmans français » qui respectent la France et les lois de la République parfois davantage que des Français dits de « souche ». Nous demandons solennellement l’application effective et le durcissement de la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. Nous rappellons que l’égalité en dignité et en droits des hommes et des femmes est l’un des fondements de notre République et que la France, pays berceau des droits de l’Homme, ne doit plus reculer en cette matière et appliquer sa loi sans trembler.

      5/ Au laxisme migratoire : nous refusons l’immigration massive et souhaitons la mise en place de conditions plus strictes pour l’accueil des immigrés. Nous voulons que la France sorte de l’espace Schengen afin de retrouver la maîtrise de ses frontières. Nous voulons que les étrangers qui arrivent en France sachent que notre pays leur accordera des droits en contrepartie de devoirs légitimes. Nous ne pouvons plus supporter, par exemple, que des étrangers arrivés sur notre sol, parfois il y a une dizaine d’années, soient toujours incapables de s’exprimer dans un français correct. Nous voulons qu’on donne beaucoup aux étrangers qui aiment et respectent notre pays en faisant de gros efforts pour s’intégrer et qu’on soit très sévères avec ceux qui viennent en « colonisateurs ». De manière générale, l’accueil et la nationalisation doivent se mériter et non constituer un droit : les Français font ce qu’ils veulent chez eux et ce n’est pas à celui qui veut intégrer la famille de dicter ses règles.

      6/ À la délinquance fiscale : notre programme prévoit le renforcement des contrôles fiscaux et la mise à plat des niches fiscales en contrepartie d’une baisse radicale des impôts pour tous. 

      7/ À la tutelle de la France : notre pays doit maîtriser sa dette publique en luttant, entre autres, contre le gaspillage de l’argent public afin de protéger nos enfants et de préserver la France d’une tutelle de la finance mondialisée, ce qui arrivera dans un avenir proche si nous continuons à vivre au dessus de nos moyens. Nous devons assumer nos dépenses de consommation en favorisant une politique de croissance via l'instauration d'une politique de croissance basée sur un vrai libéralisme économique qui s'oppose au communisme, à l’Étatisme, au socialisme et au pseudo capitalisme macroniste « moderne » et dont nous décrivons les grands principes dans notre 2ème partie « Croissance, emploi et pouvoir d'achat ».

      8/ Au carriérisme et au goût pour l'argent de certaines de nos « élites » politiques qui exercent leur métier pour le prestige et les avantages matériels qu'il implique quand la fonction d'élu, tout en étant correctement rémunérée au regard de l'investissement qu'elle implique, doit avant tout être un sacerdoce. Oui, nous avons besoins d'hommes et de femmes portés par les valeurs de sacrifice pour autrui et prêts à exercer leur devoir envers leur pays avec héroïsme. Pour nous, vouloir s'enrichir par son travail n'est pas un pêché, bien au contraire : pour être heureux, nous avons besoin d'un bien-être matériel. Mais il faut savoir apprécier l'argent à sa juste valeur, ne pas en faire un but en soi, le considérer comme un bon serviteur mais aussi un mauvais maître. Nous voulons des hommes politiques prêts à sacrifier leurs intérêts pour leur pays comme nos aïeux ont parfois su le faire pour nous permettre de vivre aujourd'hui dans un pays libre. 

      9/ À la logique de l'assistanat : aimer son pays implique des devoirs envers les autres, et notamment de ne pas profiter indûment d'un système social auquel nous sommes attachés.

    • II LA RECONNAISSANCE D'UNE MORALE UNIVERSELLE ET INCONDITIONNELLE

      Si nous refusons l'institution d'un « village monde », il existe pour nous des droits de l'homme, une morale universelle et inconditionnelle qui fait que chaque être humain doit être respecté dans sa dignité quelles que soient sa nationalité, sa couleur de peau, ses idées politiques, ses croyances religieuses, son orientation sexuelle... Nous nous inspirons du Christianisme - qui fait de tout homme un être sacré - mais aussi de la philosophie des Lumières qui énonce globalement que notre droit légitime à la liberté et à la dignité s'arrête où commence justement celui des autres à ces mêmes aspirations.

      Nous défendons également une certaine vision de la famille qui comprend et implique notamment le droit des enfants d’avoir un père et une mère par opposition au « droit à l’enfant » qui assimile l’enfant à un jouet. Je rappelle que l’enfant, personne d’autant à protéger qu’elle est fragile, a des droits et que tout enfant dans son cœur ne souhaite qu’une chose : avoir un père, une mère qui s’aiment et qui l’aiment. Nous ne devons pas nous étonner de la fragilité mentale dans laquelle se trouve la société française alors que cette valeur fondamentale est aujourd’hui ringardisée. 

      Nous défendons encore une politique étrangère fondée sur les principes de justice et d’équité et non purement sur le réalisme politique. Nous sommes d'accord pour que l’on dise « la France aux Français » à condition qu’on dise aussi, par exemple, « l’Afrique aux Africains ». 

    • III LA PROTECTION HUMANISTE DE NOTRE ENVIRONNEMENT ET DES ANIMAUX

      Il existe deux grandes formes d'engagement écologiste : l'écologie dite humaniste ou chrétienne, qui repose sur l'idée que l'écologie est un moyen de défendre la nature et les animaux pour l'homme et l'écologie profonde - la deep ecology - qui repose sur l'idée que la nature, personnifiée, a des droits et pour laquelle il s'agit de défendre la nature contre l'homme.

      Pour nous, même si nous ne rejetons pas toute politique environnementale, la nature et les animaux ne sauraient pas avoir de droits intrinsèques et indépendants à l'Homme.

    • IV UN VRAI LIBÉRALISME ÉCONOMIQUE

      Nous défendons un vrai libéralisme que nous opposons au système pseudo-capitaliste actuel qui est à la fois injuste socialement et inefficace économiquement.

  • II ÉCONOMIE, SOLIDARITÉ ET ENVIRONNEMENT

    • INTRODUCTION : LIBÉRER L'ÉNERGIE DES FRANÇAIS EN APPLIQUANT LES VRAIS PRINCIPES DU CAPITALISME

      Les Etats-nations surendettées ne s'en sortiront pas sans une forte croissance économique. Il est absurde de penser qu'une politique de rigueur, consistant à se serrer la ceinture pour payer nos dettes, puisse fonctionner. Il est tout aussi erroné de croire qu'une politique de relance de la demande puisse créer les conditions d'une croissance durable : ce sont des politiques de dépenses aveugles qui ne font qu'ajouter de la dette à la dette. Ainsi, pour reprendre une expression d'Alain Madelin, seule une « politique de vigueur libérale » peut nous permettre de sortir des différentes crises affectant notre société. 

      Pour nous, en effet, et à rebours d'une idéologie tendant à devenir dominante, les problèmes économiques que connaissent la France, et plus globalement le Monde, sont liés au fait qu'on ne respecte pas les principes fondamentaux du libéralisme économique. On tombe alors dans un cercle vicieux : les hommes politiques, en perturbant l'économie de marché, créent des  « accidents » économiques. Une fois cette perturbation faite, ils justifient de nouveau leur intervention pour corriger les effets indésirables de leur pseudo-régulation. Nous avons un exemple d'un tel processus dans la crise des subprimes : cette crise est la conséquence de l'interventionnisme américain et nous répondons par plus d'interventionnisme. Ainsi, nous n'avons pas peur de dire qu'un pays comme la France meurt de la socialisation de son économie. Celle-ci entraîne des irresponsabilités en chaîne et tout le monde compte sur l'État  « protecteur » quand celui-ci décide à notre place et, finalement, nous endette. La France s'est ainsi considérablement éloignée de la logique capitaliste. On doit même penser que le « vrai libéralisme » est le seul système qui n'a jamais vraiment été essayé. Notre méfiance à l'égard de l'économie de marché conduit nos hommes politiques à proposer des programmes complètement irrationnels, mettant en cause notre prospérité et notre cohésion sociale. 

    • 1er MOYEN : ABANDONNER LES POLITIQUES ÉCONOMIQUES DIRIGISTES

      I ABANDONNER LE PARADIGME KEYNÉSIEN

      Keynes a introduit l'idée que l'État pouvait faire mieux que le libre marché via la politique budgétaire - qui consiste à creuser ou tolérer les déficits publics pour soutenir la demande - et la politique monétaire qui consiste pour la banque centrale à ni plus ni moins créer de la monnaie par un jeu d'écriture en diminuant ses taux d'intérêt directeurs pour relancer la demande de crédits des ménages et des entreprises.

      Pour nous, la bonne politique économique consiste à laisser faire la loi de l'offre et de la demande c'est à dire le libre-marché qui va auto-réguler les grandes variables de l'économie que sont l'inflation, le taux d'épargne, le taux de consommation, le taux d'investissement...afin de maximiser la croissance économique et atteindre le plein emploi. 

      1 - LES EFFETS NÉFASTES DE LA POLITIQUE MONÉTAIRE

      Pour nous, la politique monétaire, en manipulant artificiellement les taux d'intérêts via une création monétaire exogène au marché, fausse le marché du capital, ce qui a de nombreuses conséquences nuisibles sur l'économie dans son ensemble :

      1 Soit elle conduit à l'inflation voire à l'hyper-inflation.

      2 Soit l'argent créé ex-nihilo se concentre sur les valeurs boursières, ce qui a pour conséquence de créer des booms et des crises plus que proportionnelles quand la bulle éclate.

      3 Soit elle favorise des projets et des investissements qui n'auraient pas été sélectionnés par les acteurs sans une baisse artificielle des taux, ce qui nuit à l'économie dans son ensemble.

      4 La politique monétaire favorise enfin les inégalités économiques et sociales en diminuant les taux servis aux petits épargnants et en permettant au monde de la finance de s'enrichir via l'effet de levier financier.

      Nous défendons une politique de croissance de la masse monétaire par des mécanismes de marché et refusons en conséquence toute action des banques centrales dans l'économie.

      Nous souhaitons encadrer la création monétaire en fonction de la croissance économique en responsabilisant les banques commerciales : si ces dernières risquent de perdre de l'argent ou même de faire faillite, sans possibilité de recours à une banque centrale ou aux contribuables, elles s'auto-réguleront dans leur financement de l'économie.

      Il faut donc en finir avec ce système faussement capitaliste qui consiste à sauver les banques - parce que too big to fail -; bref à privatiser les gains des banques, mais à en socialiser les pertes.

      De même, les actionnaires des banques doivent être responsables non plus à hauteur de leurs apports mais sur l'ensemble de leur patrimoine, ce système permettant un contrôle efficace des actionnaires sur les décideurs. Cela implique la disparition de la séparation fiscale et juridique entre les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux, idée que nous souhaitons généraliser à l'ensemble des entreprises partant de l'idée que c’est la responsabilité face à ses décisions d'investissement qui permet de sélectionner les bons investissements. 

      2 - L'EFFET NÉFASTE D'UNE POLITIQUE DE RÉGULATION DE L'INFLATION, DE L'ÉPARGNE ET DE LA CONSOMMATION

      En l'absence de création monétaire impulsée par la banque centrale, un niveau d'inflation plus ou moins élevé traduit simplement des mécanismes réels de marché : si les agents économiques décident subitement de consommer trop par rapport aux capacités réelles de l'économie, leur comportement doit se traduire par une hausse des prix. Cette hausse des prix est saine, elle indique - c'est la fonction d'un prix - que les agents n'épargnent pas assez ou consomment trop par rapport aux capacités réelles de l'économie. 

      Or, l'inflation se résout d'elle-même, puisque plus les prix augmentent, plus la consommation tend à diminuer et plus les prix tendent donc à se stabiliser voire à baisser. Plus encore, la surchauffe inflationniste vient du fait que les agents consomment trop et donc symétriquement, n'épargnent pas assez. Il préfèrent, en d'autres termes, détruire des richesses qu'en épargner pour l'investissement. Or, il existe un mécanisme naturel d'ajustement lié à la dynamique épargne-consommation.

      Ainsi, des hommes politiques jugent que les Français épargnent ou consomment trop, d'autres pas assez. Là encore, il ne faut pas chercher à influencer le niveau d'épargne et de consommation, mais faire confiance aux mécanismes de marché qui vont réguler leur niveau optimal :  ainsi, quand la consommation augmente, elle raréfie le niveau d'épargne, ce qui a pour conséquence d'augmenter les taux d'intérêts. Il devient alors de plus en plus intéressant d'épargner que de consommer. À l'inverse, une épargne abondante diminue les taux d'intérêts et favorise l'investissement des entreprises et la consommation des ménages.

      CONCLUSION

      Quel est le sens psychologique de cette préférence, pour Keynes ? Pourquoi nos hommes politiques sont-ils tellement attachés à la théorie Keynésienne ? Parce que le keynésianisme était une caution scientifique de l'interventionnisme étatique : les hommes politiques, pour justifier leur rôle, ont besoin de croire et de faire croire à cette théorie.

      II LIBÉRER LA CONCURRENCE : POUR UNE CONCURRENCE SAINE ET ÉQUITABLE

      La concurrence est l'un des moteurs de la motivation de l'homme, elle est une émulation qui pousse les entreprises à maintenir une offre satisfaisante voire à constamment l'améliorer. Ainsi, la société, dans une optique de satisfaction de ses besoins au meilleur coût, a un intérêt crucial à la concurrence. 

      Pour nous, la fonction de l'État est de réduire, autant que cela est possible et souhaitable, les contraintes légales et administratives pesant sur l'entrée sur un marché.

      Elle consiste aussi à éliminer les distorsions fiscales liées à la taille de l'entreprise. La complexité de la fiscalité actuelle va à l'encontre du fait qu'une entreprise bien gérée puisse à terme en concurrencer une grande, puisque cette dernière peut amortir ses coûts de conseil et de stratégie fiscale sur un plus gros volume de chiffre d'affaires. La dualité IS/IRPP va également à l'encontre d'une concurrence équitable puisque le taux d'IS est inférieur à la dernière tranche d'imposition de l'impôt sur le revenu. 

      Dans un système vraiment libéral, plus une entreprise accroît ses parts de marché, plus elle devient une organisation difficile à gérer même si elle bénéficie d'une force de négociation plus importante.

      Pour nous, en l'absence de distorsions fiscales et d'une complexité administrative et légale « folle », les entreprises sont conduites, naturellement, à atteindre une taille critique dans laquelle il est de plus en plus difficile d'améliorer ses parts de marché et ses bénéfices.

    • 2ème MOYEN : RÉVOLUTIONNER LA FISCALITÉ

      A/ UNE FISCALITE PROPORTIONNELLE AUX REVENUS

      Pour nous, la croissance économique d'un pays dépend, avant tout, du niveau d'initiative économique de sa population. Celui-ci dépend de divers facteurs comme l'éducation, les infrastructures publiques, un cadre juridique propice à l'initiative privée, la culture d'entreprise... Quand ces divers facteurs sont réunis - même s'ils sont toujours à parfaire - l'élément qui détermine le niveau de production de la nation est la fiscalité. 

      La fiscalité proportionnelle - connue sous le nom de « flat tax » en anglais - s'oppose au système actuel basée sur la progressivité de l'impôt, qu'on considère comme un système juste, le seul capable de réduire les inégalités économiques et sociales entre les citoyens et d'assurer la cohésion sociale. Nous pensons que ce système a des effets négatifs sur la croissance économique puisqu'elle crée une désincitation à faire l'effort supplémentaire en matière de travail et d'investissement. Plus encore, les contribuables ont tendance à surestimer la progressivité de l'impôt et peuvent croire que le fait de gagner quelques euros de plus va entraîner l'imposition de la totalité de leurs revenus à une tranche supérieure. 

      On dit toujours que la progressivité de l'impôt décourage les personnes qui subissent les plus hautes tranches marginales d'imposition. Celles-ci peuvent être conduites à s'expatrier pour des raisons fiscales, à travailler moins et in fine à moins tirer les cordes de la croissance. Mais ce que nous semblons ignorer, c'est que la progressivité de l'impôt constitue tout autant un frein pour les contribuables les moins qualifiés. Pour comprendre cela, prenons un exemple simple : imaginons que Pierre gagne 9 000 euros par an, dans un système d'imposition progressif tel que : 

      -De 0 à 10 000 euros, 0%.

      -De 10 000 à 20 000 euros, 5%.

      Il paiera 0 euro d'impot sur le revenu, soit 0% d'imposition moyenne.

      Jean gagne, au départ, la même somme que Pierre, mais il a accepté de faire des heures supplémentaires et il va faire les vendanges pendant ses congés. Il gagne 13 000 euros, soit 4 000 euros de plus que Pierre. Il paiera donc 150 euros d'impôts, soit une imposition moyenne de 1,15%. Cependant, si on calcule en matière de taxation marginale, on est à 3,75% ; c'est à dire qu'à chaque fois que Jean gagne 100 euros supplémentaires, il doit verser 3,75 euros au Trésor public.

      Le gouvernement décide d'allouer une prime pour l'emploi forfaitaire de 1 000 euros aux revenus inférieurs à 12 000 euros. Pierre perçoit donc un revenu de 10 000 euros et n'est toujours pas imposable. Jean ne touche rien. Si l'on calcule son imposition moyenne, elle reste de 1,15%. Mais si on calcule son imposition marginale nouvelle, il faut désormais prendre en compte la prime perdue en travaillant. En ne travaillant pas plus, Jean aurait gagné 10 000 euros ; en travaillant beaucoup plus, il n'en gagne que 3 000 de plus, et non plus 4 000, soit une taxation marginale de 5%.

      On peut, d'ores et déjà, comprendre que Jean aurait tout intérêt à travailler un peu moins. S'il refusait d'aller aux vendanges, il gagnerait, par hypothèse, 1 500 euros de moins ; il gagnerait, cette fois-ci, 11 500 euros, ce qui le rendrait éligible à la prime de 1 000 euros. Il gagnerait 12 500 euros et paierait 125 euros d'impôts. Ainsi, en allant aux vendanges, son revenu net disponible aurait été de  12 850 euros et, sans y aller, son revenu net disponible serait de 12 375 euros. Cest-à-dire qu'en allant aux vendanges, un travail manuel difficile, il n'a gagné  réellement que 475 euros supplémentaires. Les 1 500 euros qu'il a « gagnés » courageusement ont donc été taxés à plus de 68% !

      Cette petite étude simple et pédagogique va à l'encontre du préjugé, selon lequel l'impôt progressif décourage surtout, et seulement, les personnes les plus qualifiées de notre société. En fait, il décourage tout le monde. Mais il est surtout désincitatif au moment où l'on bascule dans l'impôt direct.

      Le problème de la progressivité des barémes touche aussi le salarié qui touche un salaire exonéré en tout ou partie de charges sociales. Il y a une trappe qui constitue un frein à l'augmentation de son salaire. Ce phénoméne est, en grande partie, responsable de la smicardisation de la société francaise, c'est à dire du tassement des salaires vers le bas. Supposons en effet un salarié gagnant 1 000 euros net par mois et coûtant en réalité 2 000 euros à son employeur. Le gouvernement, toujours plein de bonnes intentions, décide d'octroyer une exonération totale de charges sociales pour les salaires situés entre 1 000 et 1 200 nets par mois. Le coût, pour l'entrepreneur se résume, cette fois, au salaire effectivement versé. Si le salarié demande une augmentation de 200 euros, celle-ci représente une augmentation de 20% du coût du travail pour l'employeur. S'il demande une augmentation de 300 euros, celle-ci représente une augmentation de 30%...mais l'employeur sort du régime d'exonération. Ainsi, dans cet exemple simple, le coût pour l'employeur passe de 1 000 euros (salaire initial) + 300 (demande d'augmentation) + 1 000 (charges sociales assises sur le salaire), on obtient 2 300 euros soit une augmentation du coût, pour l'employeur, de 130%.

      Ces exemples ne sont pas désincarnés de la réalité : nous comprenons que la progressivité des barèmes fiscaux et sociaux désincite les acteurs économiques à travailler plus et que, si ce raisonnement est pris en compte - rationnellement ou intuitivement - par des millions de contribuables, il est un frein très important à la croissance. 

      Dans un système proportionnel, un même taux d'imposition est appliqué à chaque revenu. Les citoyens aisés paient, cependant, plus que ceux qui le sont moins, car un taux unique s'applique à des revenus différents. Il existe une véritable solidarité qui a l'avantage de ne pas désinciter à l'effort : le premier euro que je gagne est tout autant imposé que le dernier. 

      B/ LE PRINCIPE DE SÉCURITE FISCALE

      1/ UNE FISCALITÉ SIMPLE ET DES RÈGLES DE DROIT OPPOSABLES

      L'illisibilité manifeste du Code Général des Impôts est source d'insécurité fiscale : l'entrepreneur devrait pouvoir se concentrer sur sa spécialité économique et aux risques inhérents à une économie incertaine, la fiscalité en ajoute un nouveau. 

      De plus, la fiscalité devrait, dans l'idéal, être comprise par tous : sa simplicité serait le corollaire de l'égalité des citoyens. Il n'est pas normal que son niveau de complexité introduise une distorsion de concurrence entre des TPE et des PME sous-conseillées et de plus grandes entreprises qui ont les moyens d'avoir recours à des conseillers fiscaux de très haut niveau. Cette inégalité va à l'encontre de la mobilité économique, cette idée qu'une petite entreprise bien gérée et bien organisée puisse, à terme, s'agrandir et concurrencer une grande. Plus encore, dans le système actuel, il est difficile, pour le contribuable, d'opposer des textes nébuleux à l'administration, qui a sa propre interprétation des textes, la doctrine administrative. Dans une fiscalité lisible et claire, tout le monde comprend la loi fiscale. Pour nous, des textes largement illisibles et abondants nous détournent de l'objectif des révolutionnaires, qui était de contrecarrer l'arbitraire royal - y compris en matière d'imposition.

      Enfin, il faut comprendre que les conseillers en fiscalité sont payés par l'entreprise et, in fine, par le consommateur. Quand nous consommons un bien, nous ne sommes pas intéressés par l'immense paperasserie et la stratégie fiscale de l'entreprise qui a produit ce bien : pourtant, nous les payons. Il existe ainsi beaucoup de préjugés sur l'économie qui ont la dent dure : celui, par exemple, qui consiste à dire que la complexité crée des emplois. On peut alors se souvenir de frédéric Bastiat qui écrivait que, si l'on pouvait cacher les rayons du soleil, on relancerait l'activité des producteurs de lumière artificielle. Le travail humain consiste à produire des richesses, à résoudre des problèmes, pas à créer des problèmes pour créer des emplois. Ce raisonnement est absurde : s'il y avait plus de meurtres, on relancerait l'activité des commissaires de police et des entreprises de pompes funèbres ! 

      En conclusion, le CGI est une usine à gaz qui nuit à la croissance du pays et nous pensons que le droit et les élites doivent être au service du peuple ; pas le peuple au service du droit et des élites.

      2/ UNE FISCALITÉ NON-RÉTROACTIVE

      Le principe de non-rétroactivité des lois devrait, normalement interdire qu'un texte fiscal s'applique à une imposition dont le fait générateur est antérieur à l'entrée en vigueur du texte. Cependant ce principe n'a pas de valeur constitutionnelle en France, de telle sorte que rien n'interdit au législateur d'adopter des dispositions rétroactives du moment qu'elles sont d'intérêt général. 

      Pour nous, les lois fiscales ne peuvent être postérieures au fait génerateur d'une imposition et la fiscalité proportionnelle unique et universelle doit permettre de travailler en connaissance des conséquences fiscales de son enrichissement.

      3/ LA PROSCRIPTION DE LA DOUBLE IMPOSITION

      En France, il existe une multitude d'impôts qui ont pour effet de créer une double imposition : l'impôt sur la fortune immobilière et l'impôt sur les successions en sont les exemples les plus frappants. Dans cette hypothèse, un revenu qui a déjà été soumis à l'impôt est réimposé ultérieurement.

      C/ UNE FISCALITÉ NEUTRE

      Le principe de neutralité s’oppose aux incitations fiscales et aux distorsions fiscales. L’incitation fiscale consiste, pour l’État, à prendre des mesures qui influencent les acteurs, dans leurs décisions économiques. La distorsion fiscale peut être définie comme une conséquence de mesures qui faussent l’égalité des citoyens devant l’impôt, alors qu’ils sont dans une situation réelle comparable : c’est par exemple, le cas des conséquences fiscales du choix d’une structure juridique d’entreprise. 

      D/ LE PRINCIPE D'UNIVERSALITÉ DE L'IMPÔT

      Dans le cadre de la fiscalité de croissance, tous les citoyens sont concernés par l'impôt proportionnel et direct. Ce principe est une conséquence du principe d'égalité devant les charges publique et possède un intêret pratique évident : il responsabilise l'ensemble des citoyens dans leurs revendications puisque l'augmentation des dépenses publiques a pour corollaire l'augmentation de la flat tax que tout le monde paie.

      E/ CONCLUSION : QUELQUES CONSÉQUENCES DE LA FISCALITÉ DE CROISSANCE 

      1 ) La suppression de la dualité IS/IRPP : il existe, en France, deux régimes d'imposition du profit de l'entreprise, l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et l'impôt sur les sociétés (IS). On distingue ainsi globalement l'entrepreneur individuel soumis à l'IRPP, les sociétés de personnes dont les associés sont soumis à l'IRPP et les sociétés soumises à l'IS. Il est également possible, dans les cas prévus par la loi, d'opter pour l'un ou l'autre des régimes. La différence la plus remarquable qui existe entre l'imposition à l'IS et l'imposition à l'IR réside dans le montant de l'imposition lui-même. Il n'est pas possible a priori de déterminer l'option la plus intéressante : tout va dépendre du bénéfice.

      Cette règle est « justifiée » de la manière suivante : dans les sociétés de personnes comme dans les entreprises individuelles, l'entrepreneur répond des dettes de l'entreprise sur la totalité de son patrimoine. Néanmoins, on retrouve, dans cette classification, de nombreuses exceptions -, la SARL de la famille, qui peut opter pour l'IRPP, n'en est qu'une parmi tant d'autres. Par ailleurs, on retrouve une absence de logique  dans de nombreuses solutions: ainsi, une société civile qui donnerait en location des logements meublés est imposable à l'IS, en raison de son objet, alors que la SNC n'est pas soumise à l'IS même lorsqu'elle a un objet commercial. Cette disposition crée des incertitudes fiscales en chaîne, car le passage d'un régime à l'autre peut se faire à l'insu des contribuables.

      Outre la nécessité d'une fiscalité proportionelle universelle, la suppression de la dualité IS/IRPP repose sur plusieurs arguments : une concurrence loyale suppose de mettre fin aux distorsions de concurrence fiscale. Dans le cadre d'une fiscalité de croissance, on applique le principe de neutralité, dans toute sa rigueur : un profit est un profit quels que soient la forme juridique de l'entreprise, sa taille ou encore son caractère familial. Ainsi, il est profondément inégalitaire qu'une entreprise à l'IS puisse être relativement moins imposée, en taux moyen, qu'un entrepreneur individuel, sous prétexte qu'elle investit. Le principe de neutralité exprime l'idée que la fiscalité ne doit pas afficher une préférence vis-à-vis de l'utilisation de l'argent gagné. Elle ne doit pas chercher, en d'autres termes, à favoriser l'investissement aux dépens de la consommation ou le contraire ; ce sont des mécanismes de marché qui vont conduire les acteurs à s'adapter. Dans cette régle, on retrouve l'expression de la volonté de l'État à faire preuve de dirigisme économique. En cas de bénéfices distribués, en effet, dans la majorité des cas, le cumul d'imposition IS/IRPP sur le revenu distribué ne constitue pas une véritable charge fiscale : il y a neutralité du choix d'une structure par l'entreprise. L'IS permet de laisser à la société qui s'autofinance les deux tiers de son bénéfice, alors que, généralement, l'IR réduit bien davantage la faculté d'autofinancement puisqu'il connaît des taux d'imposition plus élevés. Ici, on a un préjugé en faveur de l'investissement dans l'entreprise, par opposition à la distribution de bénéfices. On oublie encore qu'un revenu distribué n'est pas une perte sèche pour l'économie et la croissance : il peut être investi ailleurs pour, éventuellement, une meilleure efficacité.

      2/ La suppression des catégories de revenus : ainsi, au nom de la « justice sociale »,  le législateur applique des règles spécifiques, tenant compte de la manière dont le contribuable gagne sa vie ; est-il salarié ? Est-il rentier ? Est-il, oui ou non, professionnel ? Cette discrimination, qu'on estime positive, est à la source d'une multitude de régimes complexes et plus ou moins avantageux. Il devient dès lors tentant, pour le contribuable, d'essayer de sauter d'un régime à un autre. Il faut bien comprendre que cette législation n'a de sens que dans le cadre d'une discrimination de la nature des revenus.

      3/ La suppression des régimes spéciaux d'évaluation des bénéfices : il existe différents régimes d'évaluation des bénéfices. Le régime du bénéfice réel est le régime de droit commun applicable - pour simplifier - aux grosses entreprises. Le régime du réel simplifié est un régime intermédiaire pour les petites et moyennes entreprises, afin que l'entreprise qui vient à dépasser les limites du régime micro ne se trouve pas, brusquement, soumise à des obligations comptables trop lourdes. Il existe encore le régime de la micro-entreprise et le régime de l'auto-entrepreneur.

      Le régime réel peut entraîner une imposition plus légère que le régime micro, puisque, dans ce dernier, les frais professionnels sont pris en compte sous la forme d'un abattement forfaitaire. Par ailleurs, le régime de l'auto-entrepreneur - déstiné à faciliter le démarrage d'une entreprise - connaît des taux de prélèment moins lourds, à conditions de rester dans un certain seuil de chiffre d'affaires. À côté de ces régimes, il existe aussi un régime spécifique à taux réduit, pour les entreprises à l'IS qui réalisent moins de 7 630 000 euros de chiffre d'affaires. Dans ce régime, le bénéfice et les plus-values à long terme sont, dans la limite annuelle de 38 120 euros, imposables au taux de 15%.

      Ces dispositions sont un meurtre pour la croissance et l'équité concurrentielle. L'esprit de la fiscalité proportionnelle est d'éliminer les effets de seuil qu'on retrouve à tous les étages de la fiscalité dite « moderne ».

      4/ La suppression de la fiscalité des restructurations d'entreprise : la fiscalité de croissance conduit à en finir avec la fiscalité des apports, des fusions, des scissions... : la fiscalité doit frapper l'enrichissement des personnes physiques. Dans le système actuel, on taxe l'opération d'apport en se fondant sur la personnalité morale de la société : les apports passent, en effet, d'un patrimoine à l'autre. Or, les apports doivent être analysés comme un investissement, un acte de gestion, par lequel une personne met à disposition d'une société des actifs - épargne, immeubles, meubles - en espérant retirer un gain personnel de la forme sociale. En vertu du principe de non double imposition, les apports ne doivent donc pas être taxés puisqu'ils ont déjà été soumis à l'impôt. Le contribuable échange des apports contre des droits sociaux : il n'y a pas de création de richesses dans un patrimoine individualisé. Finalement, les apports seront bel et bien taxés, si les différents apporteurs retirent des bénéfices de la société. S'agissant des droits d'enregistrement de la société, ceux-ci doivent s'analyser non comme un impôt, mais comme la rémunération d'un service entrant dans le cadre des missions régaliennes de l'État. Il s'agit simplement de rendre l'acte de constitution opposable aux tiers et de sceller le pacte social.

      5/La suppression de la TVA : on présente souvent la TVA comme un impôt frappant la consommation. Or, la consommation étant une destruction de richesses, comment un impôt pourrait-il frapper une destruction de richesses ? Il ne faut pas confondre le fait générateur de l'impôt et l'assiette sur laquelle il repose : la TVA correspond bien à un prélèvement de l'État sur des richesses, toujours créées in fine par des personnes physiques, pour couvrir ses propres dépenses.

      La TVA - qui est en outre un impôt redoutablement complexe - porte atteinte au principe de neutralité de l'impôt puisqu'elle favorise l'épargne au détriment de la consommation mais, plus encore, au principe de proportionnalité et d'égalité devant l'impôt. Imaginons, en effet, que Pierre gagne 100 000 euros par an et Jean en gagne 10 000. Si on établit une flat tax à 40% des revenus, Pierre payera 40 000 euros d'impôts et Jean 4 000. En décomposant la flat tax en plusieurs impôts aux faits générateurs différents, cela ne serait plus une flat tax. Il faut prendre ici le critère de la propension marginale à consommer qui dépend statistiquement du niveau de revenu. Ainsi, si on décidait d'imposer les revenus de deux manières - par exemple 20% au titre de la TVA et 20% au titre des revenus déclarés - ajouter deux pourcentages d'imposition reviendrait, mathématiquement, à ajouter des choux et des carottes. On peut penser que Pierre, dont le reste à vivre avant consommation est de 80 000 euros, épargnera davantage que Jean. On aurait alors une distorsion fiscale en faveur de l'épargne des plus aisés. En effet, si Pierre dépense 50% de son revenu après le paiement du premier impôt, il payera 8 000 euros au titre de la TVA et son imposition globale, ramenée à son revenu initial, sera de 28% et non de 40% : une partie de son enrichissement échapperait à l'impôt. Si Jean dépense 100% de son revenu après le paiement du premier impôt, il payera 1 600 euros au titre de la TVA et son imposition globale, ramenée à son revenu inital, sera de 3 600 euros, soit 36%. 

    • 3ème MOYEN : SORTIR DE LA ZONE EURO

      Chaque État-nation représenté par un gouvernement doit posséder sa propre monnaie. Il existe, en effet, des différences de productivité et d'industrialisation entre les nations qui s'expliquent par le destin historique de chacune d'elle. Il s'ensuit que les monnaies nationales doivent s'inscrire dans un système international de changes flottants, et la variation relative des monnaies doit permettre de réguler les différences de compétitivité entre les pays. Ainsi, un pays dont la main-d'œuvre est très productive aura une monnaie forte. De même, un pays mal réformé, qui fait beaucoup d'erreurs de politique économique, sera maintenu sous oxygène par la dépréciation de la monnaie. Plus encore, un pays qui connaît un modèle de développement économique basé sur les exportations verra sa monnaie augmenter, ce qui limitera son expansion par ce seul moyen. Ainsi la croissance par la hausse des exportations n'est pas une réelle solution. Lorsque les économies nationales ne se développent plus, toute hausse des exportations se fait au détriment des autres pays, et chaque économie se livre à une compétition pour exporter son chômage.

      Dans un systeme de taux de change fixe, les monnaies ont une valeur officielle dont la banque centrale du pays est garante ; elle est obligée de vendre ou d'acheter sa monnaie pour maintenir sa parité. Dans le cas où la parité n'est plus tenable, il faut dévaluer ou réévaluer la devise. Dans un système de taux de change flottant, le cours de la devise varie en fonction de l'offre de la demande sur le marché des changes. Dans un tel système, on parle de « dépréciation » lorsque la parité baisse et « d'appréciation »  dans le cas contraire.

      La valeur de la monnaie est un prix comme un autre, qui doit varier en fonction de l'offre et de la demande sur le marché des changes. En d'autres termes, il faut laisser les acteurs privés faire leur travail, seul le marché peut permettre de trouver la bonne parité, cette dernière évoluant au cours du temps. Cette formule est donc à reléguer au rang d'absurdité : « Le dollar et l'euro sont désormais à la bonne parité » ( François Hollande). Il n'existe donc pas de juste prix de la monnaie : le bon prix est le prix de marché. Il n'existe que des « monnaies relativement fortes et relativement faibles », jamais de monnaies fortes ou faibles dans l'absolu. Une bonne monnaie est une monnaie qui est en phase avec les capacités productives du pays. 

      Le gouvernement n'a rien à faire en matière de politique monétaire. La politique de taux de change, par laquelle des gouvernements essaient de doper les exportations nationales en dépréciant le cours de leur monnaie, doit être proscrite. La monnaie joue un rôle autorégulateur sur les échanges internationaux, et l'intervention des gouvernements pour orienter artificiellement le cours de la monnaie est la source des déséquilibres économiques mondiaux. Néanmoins, que faire si un, voire une multitude de pays décident de ne pas jouer le jeu en dépréciant artificiellement le cours de leur monnaie via la création monétaire ? 

      Outre la flat tax, qui implique un certain frein à la mondialisation des échanges, il existe un mécanisme autorégulateur :  le marché du capital. La création monétaire, dans un pays, aura tendance a faire fuir les capitaux du pays en question vers les zones de crédibilité monétaire.

      Si on laisse les devises s'ajuster via un mécanisme de marché, elle jouent alors un rôle de régulation des échanges internationnaux : les États-nations vont connaître des déficits et des excédents commerciaux à tour de rôle. Quand un pays dispose en effet d'un avantage de compétitivité très important par rapport à un pays voisin ou au reste du monde, ses exportations flambent. Pour importer les biens de ce pays, le reste de monde doit échanger sa monnaie nationale contre la devise du pays en question : le cours de la monnaie du pays très compétitif augmente et, corrélativement, le cours des autres monnaie déprécie. Plus encore, le pays très compétitif, qui tire sa croissance par les exportations, attire les capitaux étrangers. Les investisseurs étrangers échangent leur monnaie contre la devise du pays très compétitif, ce qui contribue encore d'avantage à l'appréciation de la monnaie de ce pays. Il en résulte que l'expansion commerciale du pays très compétitif est limitée dans le temps.

      Pour justifier l'instauration de la monnaie unique, les décideurs se sont fondés sur la transparence des prix, jusqu'alors rendue plus difficile par les nécessités d'une conversion. Celle-ci devait permettre une plus grande concurrence entre les entreprises du continent et in fine une croissance plus forte . Par ailleurs, la monnaie unique devait permettre d'éviter les distorsions de concurrence, en privant les États-nations de l'arme de la dévaluation compétitive. Enfin, elle permettait aussi d'éviter les coûts de transaction liés à la conversion.

      Cependant, en 1961, Robert Mundell a élaboré la théorie des zones monétaires optimales. Cette théorie compare les avantages et les inconvénients des unions monétaires. L'avantage est la réduction des coûts de transaction pour les agents économiques et une transparence du marché sur les prix. Mais ses inconvénients résident évidemment dans la perte du régime de change flexible comme mécanisme d'ajustement avec les autres économies. Dans un système d'intégration monétaire, la compensation ne peut se faire que sur le déplacement des capitaux et des travailleurs.

      Ainsi, la plupart des études ont conclu que la zone euro n'était pas une zone monétaire optimale, en particulier parce que la mobilité du travail est faible. Il n'existe pas non plus de budget fédéral permettant des transferts de revenus aptes à lisser les chocs asymétriques. Or, les cycles économiques entre les États-nations n'évoluent pas de façon homogène, plus encore avec l'élargissement.

      En fait, la monnaie unique repose sur le fait scandaleux que des considérations politiques et psychologiques ont prévalu sur les lois économiques fondamentales. Les hommes politiques répètent souvent que l'économie doit être au service de l'homme, et pas l'inverse. Or, si l'on veut comprendre l'origine inavouée de la création de l'euro, c'est moins aux économistes qu'il faut se référer qu'aux psychologues. L'économiste Charles Gave explique ainsi que l'euro procède de la vanité des élites française d'avoir une monnaie aussi forte que celle de l'Allemagne. On peut comparer cette situation à une personne qui achète 1 % de la maison d'un milliardaire, qui habite dans une petite chambre au dixième étage et qui dit à ses amis : « Voilà c'est chez moi ».

      Il ressort de nos analyses que la monnaie unique n'a aucun avenir : elle constitue un échec programmé. Des économistes soutiennent qu'il est impossible de revenir en arrière en se fondant principalement sur les arguments suivants : le retour à la monnaie nationale va créer une période de fortes turbulences, et les spéculateurs vont anticiper sur la dépréciation du nouveau franc. De plus, la dépréciation de la nouvelle monnaie inévitable, va renchérir le coût de nos exportations. Or, certaines d'entre elles sont incompressibles et vitales pour l'économie. Enfin, la dépréciation de la monnaie va entraîner une fuite des capitaux. Seul un contrôle dirigiste des capitaux serait compatible avec la sortie de l'euro, mais entrainerait une panique préjudiciable à l'économie.

      Or, ces arguments ne sont pas sérieux. À court terme, on peut en effet être sûr que les spéculateurs vont parier sur une dépréciation du nouveau franc par rapport à l'euro et acheter des euros. Ce phénomène va entrainer une dépréciation sévère du nouveau franc. Pas de panique ! Le gouvernement doit surtout s'abstenir de contrôler le phénomène, en empêchant  la sortie des capitaux ou, pire encore, en faisant tourner la planche à billets pour soutenir l'investissement. Le contrôle des capitaux entraînerait une défiance des investisseurs, et une politique monétaire expansive pourrait entraîner une hyperinflation, qui conduirait à la paralysie général de l'économie.

      En fait, la fuite des capitaux, toutes choses égales par ailleurs, entraîne une baisse de la valeur de la monnaie, donc une hausse des exportations, donc une croissance plus forte... Par ailleurs, la fuite des capitaux, entraîne une augmentation naturelle des taux d'intérêt servis par les banques aux épargnants parce que l'argent devient plus rare, ce qui entraîne, à terme, un retour des capitaux.

    • 4ème MOYEN : APPLIQUER LES BONNES MÉTHODES POUR RETROUVER LE PLEIN EMPLOI

      INTRODUCTION

      Le chômage de masse est un fléau aux multiples facettes : d'un point de vue économique, il apparaît absurde de se priver d'une frange importante de la population capable de produire des richesses. Vu sous l'angle des finances publiques, le chômage de masse est une cause majeure des déficits publics et sociaux. Enfin, pour des raisons compréhensibles, le chômage est un fléau social et moral. 

      1ère SOLUTION : LA PROSCRIPTION DES POLITIQUES DE L'EMPLOI

      • LES POLITIQUES DE « RÉGULATION » DU PRIX DU TRAVAIL

      Les pouvoirs publics doivent s'abstenir au maximum d'intervenir sur le prix du travail, que ce soit par une politique dirigiste d'augmentation des salaires ou, à l'inverse, de diminution des salaires : ils doivent laisser faire le marché. Ainsi, certains hommes politiques, qualifiés faussement de libéraux, ont préconisé une baisse du coût du travail pour rétablir le profit, améliorer la compétitivité et encourager les entreprises à embaucher. Ainsi, le niveau général des salaires réels va être fixé par la loi de l'offre et de la demande, son augmentation ou sa diminution dans le temps dépendant globalement de la santé économique du pays. La théorie du coût élevé de la main d'œuvre est donc relative : ce qui compte, c'est le rapport entre la productivité du salarié et son salaire. 

      L'interdiction d'intervenir sur le niveau des salaires implique plusieurs conséquences : 

      1. D'une part, les salaires minimum légaux sont soit néfastes pour l'emploi, soit ils ne servent à rien. Ils sont néfastes quand ils éloignent de l'emploi des personnes peu ou pas qualifiées et qui auraient la possibilité, en intégrant l'entreprise, de gagner en productivité et d'augmenter progressivement leur rémunération. 

      2. D'autre part, les réductions de charges spécifiques sur les bas salaires introduisent des trappes à bas salaires, un phénomène de smicardisation puisqu'on subventionne les bas salaires.

      3. Enfin, la centralisation des négociations salariales est néfaste puisque chaque salarié est unique et a donc une productivité qui lui est propre. 

      • LES POLITIQUES DE FORMATION DES CHÔMEURS

      Dans les faits, la consécration du droit à la formation professionnelle aboutit souvent à des formations déconnectées de la demande réelle. Plus encore, l'expérience, en France, nous indique que l'inadéquation qualitative entre l'offre et la demande est un problème secondaire : une telle vision serait juste s'il y avait une grande quantité d'offres d'emplois non satisfaites. Or, les offres d'emplois non satisfaites restent largement inférieures au nombre de chômeurs. Pour nous, la meilleure politique de formation consiste encore à laisser les entreprises former le personnel dont elles ont besoin, puisque ce sont elles qui sont le plus en contact avec l’évolution de la demande.

      • LE PARTAGE DU TEMPS DE TRAVAIL

      Le partage du temps de travail est un sophisme économique, une fausse bonne idée : si cette théorie avait une pertinence, la féminisation de l'emploi, pour donner un exemple, phénomène consécutif aux Guerres mondiales, aurait dû entraîner une augmentation du taux de chômage. De même, les pays fortement peuplés devraient connaître un taux de chômage plus important. 

      • LA CRÉATION D'EMPLOIS PUBLICS OU PARA-PUBLICS

      Cette politique semble « oublier » qu’un fonctionnaire crée, certes, des richesses, mais occasionne également un coût en matière de prélèvements obligatoires pour les entreprises privées qui auraient pu, avec cette quotité disponible supplémentaire, investir ou distribuer des revenus avec des rendements largement supérieurs.

      2 UN CODE DU TRAVAIL DE CROISSANCE

      Pour nous, fondamentalement, il est urgent d'en finir avec cette vision d'un autre siècle selon laquelle le chef d'entreprise est un exploiteur et le salarié un exploité. D'une part, ces catégories sociales ne sont pas figées : beaucoup de chefs d'entreprise ont commencé par le salariat avant de se mettre eux-mêmes à leur compte. D'autre part, les deux situations juridiques sont complémentaires en ce qu'elles correspondent à des choix de vie différents et tout aussi respectables : certaines personnes, pour s'épanouir pleinement, éprouvent le besoin d'être leur propre patron quand certaines ne ressentent pas cette nécessité pour réussir leur vie. Il s'ensuit une convergence d'intérêts entre des personnes qui sont bien contentes de trouver des porteurs de projets qui les embauchent et des porteurs de projets eux-mêmes qui ont besoin de salariés motivés pour développer leur entreprise et accroître leurs parts de marché. 

      Plus encore, le marxisme est une vision du monde systématique et qui, pour cette raison, manque de discernement sur l'extrême pluralité des situations du monde réel : il existe certes des patrons qui ne respectent pas leurs salariés mais il y a aussi des patrons qui considèrent leurs salariés comme des collaborateurs voir comme des amis et qui se conduisent de manière très humaine avec eux. En définitive, pour nous, la morale et l'humanité doivent transcender les relations de travail et il faut recentrer le Code du travail sur les normes sociales fondamentales, dans une logique globale de simplification du droit et de liberté contractuelle. Moins l'État protège les salariés, moins il y a de chômage et moins il y a de chômage, plus les salariés sont en position de force pour négocier leurs salaires et leurs avantages sociaux.

      Quant à la flexibilité de l’emploi – une autre revendication libérale – elle repose sur l’idée que des procédures de licenciement facilitées inciteraient les employeurs à embaucher. Les PME hésiteraient, en effet, à embaucher lors des périodes florissantes, car elles redouteraient l’épreuve des procédures de licenciement lorsque la conjoncture se retournera. Ainsi, une loi des 15 % énonce qu’à l’échelle d’une nation, chaque année, environ 15 % des emplois disparaissent et 15 % d’emplois nouveaux apparaissent. Pour nous, il est inutile et même nuisible de défendre des emplois condamnés par le progrès et l’évolution de la demande, mais plutôt de se préoccuper des emplois de demain.

    • 5ème MOYEN : UNE RATIONALISATION DE LA POLITIQUE DE SUBVENTIONS AUX ENTREPRISES

      Subventionner les entreprises, c'est prendre, en amont, de l'argent aux entreprises. Cette politique va à l'encontre du principe de destruction-créatrice schumpéterien selon lequel il est plus efficace de baisser très largement les prélèvements obligatoires et supprimer la totalité des aides pour atteindre l'optimum en matière de croissance économique. Ainsi, les politiques de subventions aux entreprises doivent être proscrites, hormis si elles poursuivent des buts environnementaux  qui ne sont pas pris en compte par les acteurs privés - on parle d'externalités négatives. Il est sain qu'une entreprise qui n'a plus de clients ou qui est mal gérée disparaisse de l'environnement économique. Plus encore, ces politiques nécessitent l'embauche de milliers de fonctionnaires, chargés de gérer les innombrables dispositifs, ce qui va encore à l'encontre de l'efficacité économique, mais aussi de la concurrence, entre des petites entreprises souvent sous-informées et de grosses entreprises très bien conseillées.

      Néanmoins, cette politique de baisse des subventions doit se faire dans la douceur afin de ne pas provoquer un effondrement de secteurs économiques stratégiques comme l'agriculture.

    • 6ème MOYEN : RÉSORBER LES INÉGALITES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

      INTRODUCTION

      On présente souvent le libéralisme économique comme un système efficace, mais qui conduit inévitablement à creuser les inégalités, jusqu'à créer une société duale avec les riches d'un côté et les pauvres de l'autre. On répète également, et à raison, qu'une poignée de milliardaires possède autant de richesses que des millions et des millions de personnes et que sa fortune ne cesse d'augmenter dans des proportions sans commune mesure avec la croissance du PIB. En fait, si on applique les vraies lois de l'économie de marché - et non les règles dévoyées du pseudo-capitalisme moderne - on peut dire que de telles inégalités, non souhaitables pour la cohésion du genre humain, ne sont pas une fatalité. Elles sont la conséquence d'un système qui favorise les plus riches au détriment de l'ensemble de la population. On peut dire que dans ce système, plus on est riche, plus il est facile de l’être toujours plus. En fait, la résorption des inégalités ne passe pas par une intervention de l’État, mais par des mécanismes purs de marché. Dans une vraie économie de marché, plus on est riche, plus il est difficile de le devenir davantage. Les inégalités actuelles proviennent essentiellement d'un système étatico-financier favorisant la création d'une super élite économique qui, si on la laissait faire, finirait par posséder l'ensemble des moyens de production de la planète et par mettre les populations et les nations en esclavage. Nous allons présenter les règles, paradoxalement extrêmement libérales, qui permettraient de résorber ces inégalités et de les rendre acceptables par tous.

      I LES INÉGALITES DE REVENUS SONT LE MOTEUR DE LA CROISSANCE

      Sans récompense du risque et donc sans inégalités de revenus, il n’y aurait pas d’initiative et pas de croissance économique. Les inégalités deviennent en revanche injustes lorsqu'elles reposent sur un système qui privilégie la rente et dans lequel certains acteurs sont sûrs de s'enrichir toujours plus sans prendre de risques. 

      II LES RÈGLES DE L'HARMONIE ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

      1 ) LA SUPPRESSION DE LA POLITIQUE MONÉTAIRE

      La politique monétaire est certainement le plus grand scandale de l'histoire économique. Nous avons déjà soulevé l'idée qu'en créant de la monnaie ex nihilo, le banquier central volait l'épargnant en le privant d'une rémunération de marché. Or, si ce scandale touche énormément les petits épargnants, il est, au contraire, mis à profit par les financiers via la technique de l'effet de levier financier. 

      Pour comprendre en quoi la politique monétaire contribue aux inégalités, prenons l'exemple de Jean qui hérite d'une somme de 1 million d'euros et souhaite investir dans l'immobilier. Il se fait contacter par une banque d'affaires qui lui propose de placer son argent à 5% et d'emprunter à 3%. Ainsi, il met 2% dans sa poche contre une rémunération octroyée aux banquiers d'affaires qui reste dérisoire par rapport aux gains enregistrés : c'est l'effet de levier financier. À cela s'ajoute un levier fiscal, puisque Jean pourra déduire les intérêts d'emprunt de son investissement et réduire son imposition. Cette possibilité pour la banque de prêter à 3% tout en rémunérant un placement à 5% est permise par la pratique des taux d'intérêts négatifs par laquelle la banque centrale paye ni plus ni moins ses emprunteurs - les banques commerciales - pour prêter. À l'arrivée, Jean et sa banque se sont enrichis tous les deux.

      Si l'on prend maintenant l'exemple de Céline qui est de condition modeste et qui souhaite acheter sa résidence principale. Au vu de son patrimoine, elle ne sera pas éligible aux taux préférentiels de la banque d'affaire - que nous avons fixé théoriquement ici à 3 %. Elle aura ce que les banques appellent un  « taux d'agence », c'est-à-dire un taux pour les clients ne dépassant pas un certain seuil de patrimoine. Elle paiera donc, pour son petit appartement, un taux de 5 % et sera rémunérée sur son épargne à un taux inférieur à celui proposé par la banque d'affaire : prenons 2 %. Par ailleurs, comme il s'agit de sa résidence principale, elle ne sera pas éligible à déduire ses intérêts de son revenu. Comment voulons-nous que le système fonctionne et qu'il n'y ait pas , dans nos pays dits « démocratiques », une révolte ? 

      Plus encore, dans ce système de création monétaire par les banques centrales, on déconnecte tellement l'économie financière de l'économie réelle que le monde de la finance s'enrichit sur le dos et au détriment de l'économie réelle. Si tous les agents souhaitaient rembourser leurs banques, il n'y aurait pas assez de monnaie, puisque la  banque demande un taux d'intérêt et que les taux d'intérêt sont complétement déconnectés d'un taux naturel de marché. Dans cette situation, il ne resterait que la solution de vendre ses actifs physiques aux financiers, à des prix bradés. C'est exactement ce qui  se passe actuellement. Un jour, si l'on ne réagit pas, la France devra vendre le Louvre ou la Tour Eiffel, parce que le système est truqué, mathématiquement, les financiers sont sûrs de s'enrichir toujours davantage. Pour comprendre ce système, on peut prendre l'exemple du jeu des chaises musicales : s'il y a 100 chaises dans une piéce et que nous sommes 101, individuellement, chacun se dit qu'il y a très peu de chances de rester debout... sauf qu'il y en aura un. De même, quand une personne n'arrive pas à rembourser ses emprunts, ses semblables lui disent qu'il fallait faire comme eux, faire attention à son argent. Si tu étais allé plus vite, tu aurais été assis, comme moi. Or, on peut faire un championnat de football avec les vingt meilleures équipes du monde et les vingt meilleurs entraîneurs du monde, il y aura toujours un premier et un dernier.

      Dans un système de création monétaire sain, celui-ci suit la création de richesses, donc il n'y a pas de problèmes. En supposant que tout le monde rembourse ses emprunts à la fin de l'année, il n'y a plus d'argent en circulation, mais les agents conservent leurs actifs physiques sans avoir besoin de vendre. Or, dans le système actuel, il n'y a pas assez de monnaie pour rembourser toutes les dettes, puisqu'il y a une déconnexion entre l'économie réelle et l'économie financière. 

      2/ LA SUPPRESSION DES NICHES FISCALES

      Les niches fiscales profitent aux plus hauts revenus et, surtout aux personnes les mieux conseillées et informées. Elles heurtent le principe de proportionnalité, d'universalité et d'égalité devant l'impôt. On peut prendre l'exemple des mécanismes d'incitation fiscale à l'épargne, dont les intérêts sont défiscalisés au bout d'une certaine durée de détention. L'épargnant s'engage à immobiliser son capital contre un taux d'intérêt plus important que pour une épargne liquide à court terme - ce qui est normal dans une économie de marché, c'est le prix du temps - et est défiscalisé sur les intérêts générés par ce capital au bout d'une certaine période. Ce mécanisme s'oppose à la fiscalité proportionnelle et universelle, parce qu'il permet à des contribuables, qui sont capables d'immobiliser une épargne pendant un certain temps, d'échapper en partie à l'impôt. Il creuse les inégalités, puisque, plus on est riche, plus il est facile de le devenir. De même, les investissements immobiliers défiscalisant permettent de réduire son imposition... contre un bien. Ainsi, il faut supprimer tous ces systèmes et permettre simplement au marché de jouer son rôle. S'agissant de l'immobilier, on doit penser qu'un propriétaire ne parvenant pas à évincer son locataire à cause d'une législation trop protectrice devrait pouvoir se retourner contre l'État. En droit administratif, l'arrêt Couitéas (1923) a permis d'engager la responsabilité de l'État, parce que la personne en question, reconnue propriétaire d'un ensemble de terrains en Tunisie, n'avait pas obtenu le concours de la force publique pour permettre l'expulsion des occupants. De même, pour résoudre le problème du logement en France, on connaît la solution : permettre à l'investisseur de pouvoir faire ses calculs de rentabilité sans être la proie d'un aléa moral ou financier de son locataire défaillant.

      3 UNE FISCALITÉ SIMPLE, CLAIRE, PROPORTIONNELLE ET UNIVERSELLE

      (à venir)

      4 LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE

      Les inégalités proviennent essentiellement du fait que les revenus du capital augmentent plus vite que les revenus du travail. Or, dans un pays en croissance, il y a deux effets qui parviennent à résorber les inégalités. Il faut au capitaliste, pour faire fructifier son capital, une main d'œuvre dont les revenus augmentent relativement plus vite - via la croissance et les négociations salariales qui s'ensuivent - que les revenus de son capital. Par ailleurs, la croissance économique favorise une abondante épargne, qui entraîne une modération des loyers de l'argent placé, d'autant plus que le capital investi rapporte relativement moins.

       

       

    • 7ème MOYEN : RATIONALISER LE COMMERCE COMMERCIAL ET LA FISCALITÉ INTERNATIONALE

      En matière de commerce international, nous militons pour un système mixte qui combine, dans un certain sens, le libéralisme et le protectionnisme, en appliquant tout simplement la flat tax aux importations. Il est en effet paradoxal de défendre un libre-échange sans restriction à l'échelle internationale : un libéralisme abouti suppose une équité dans la concurrence, c'est-à-dire un environnement fiscal et social identique entre les différents concurrents. La flat tax doit s'appliquer, tout simplement parce que les importations équivalent à des créations de richesses ; or, la fiscalité doit appréhender toutes les créations de richesse monétisable. Il ne s'agit pas d'un vrai protectionnisme sauf si l'on considère la TVA, qui frappe aujourd'hui les biens importés, comme du protectionnisme. Cette technique permet une certaine renationalisation des économies, elle est un moyen permettant de restreindre le commerce international pour des raisons environnementales. 

      1. LA FISCALITÉ DES MARCHANDISES ET DES SERVICES

      Une entreprise française exportatrice paiera la flat tax sur ses bénéfices. Quant à l'entreprise française importatrice, elle sera collectrice d'impôt sur les marchandises qu'elle importe dont le prix de base est majoré du taux en vigueur.

      2. LA FISCALITÉ DES PERSONNES

      Si je suis étranger et que je travaille en France, je paierai la flat tax sur l'ensemble de mes revenus de source française, que je sois salarié ou prestataire indépendant. Si je suis national et que je travaille à l'étranger, on applique le principe d'universalité de l'impôt et, comme les marchandises, ces personnes doivent être théoriquement taxées deux fois : une fois dans leur pays d'accueil et une fois dans leur pays d'origine. Par tempérament, pour le rayonnement international de la France et au nom de la liberté, on peut prendre en compte l'impôt versé dans le pays d'accueil, mais sans s'abstenir d'imposer deux fois. En effet, pour nous, un salarié qui a profité gratuitement des prestations de l'Éducation nationale pendant vingt ans a un devoir envers son pays.

      3 LA FISCALITÉ DES ENTREPRISES

      Toutes les entreprises qui ont leur siège social en France paient leur impôt en France. Quant à celles qui ont leur siège social à l'étranger, elles sont exportatrices et soumises à la flat tax. En ce qui concerne les succursales ou établissements situés sur le territoire mais n'ayant pas, par définition, la personnalité morale et dépendant d'une entreprise ayant son siège à l'étranger, ils devront tenir une comptabilité spécifique, afin d'appliquer la flat tax. Ainsi, il n'y a plus besoin de législation sur les prix de transferts dans le cadre d'un tel dispositif. Imaginons une succursale qui vend, à son entreprise mère, située dans un paradis fiscal, des biens pour un prix de 100 000 euros pour un bénéfice nul. La maison mère entend revendre ces biens en France pour 300 000 euros. Ceux-ci seront donc des importations taxables. Ce système permet de lutter contre les dérives de la mondialisation financière et l'évasion fiscale avec des règles très simples.

    • 8ème MOYEN : REVALORISER LE TRAVAIL ET LE MÉRITE

      Pour nous, la France s'est enfermée dans une logique de l'assistanat, du dénigrement du travail, du culte des loisirs et de la paresse : il est vital que notre pays, surendetté, se mette au travail afin d'éviter une crise économique et sociale digne d'une insurrection révolutionnaire. Nous défendons une certaine vision de la justice sociale qui comprend et implique une solidarité nationale généreuse envers ceux qui méritent d’être aidés et une sanction exemplaire pour ceux qui profitent du système en vivant sur le dos du contribuable français sans faire le moindre effort alors qu’ils sont en capacité de travailler. Nous n'acceptons plus que des smicards, qui se lèvent tous les matins pour un salaire de subsistance, voient leur voisin de palier parfois vivre mieux qu’eux via le bénéfice de diverses allocations sociales.

    • 9ème MOYEN : UNE RATIONALISATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

      Pour nous, il faut recentrer la fonction publique sur ses missions régaliennes que sont la police, la justice, l'armée, la diplomatie. La simplification du droit et la libéralisation du système doivent permettre d'importantes suppressions de postes qui permettront de baisser les impôts et de relancer la croissance du pays. Par ailleurs, nous plaidons pour des sanctions plus sévères à l'égard de certains fonctionnaires qui s’abritent derrière le statut de la fonction publique pour ne pas faire grand-chose. Les fonctionnaires sont payés par le contribuable français et doivent être au service des Français. Nous n'acceptons pas que certains fonctionnaires envoient la France dans le précipice et salissent la réputation de ceux qui font consciencieusement leur travail. 

    • CONCLUSION : LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE : SOLUTION DE TOUS LES MAUX

      Pour nous, la politique macroniste, si on peut rigoureusement la cerner, ne peut que conduire à un échec puisqu'elle s'écarte considérablement des règles permettant une vraie croissance. Elle vise des réformes sans attaquer le mal à la racine puisqu'elle reste prisonnière d'une idéologie fonctionnariste, bancariste, européiste et fiscale, dans la lignée traditionnelle du système. Plus encore, elle est profondément inégalitaire, ploutocratique, en confère la baisse de l'impôt sur les sociétés et la flat tax réservée aux revenus du capital. Elle crée une société de caste où plus on est riche, plus il est facile de le devenir davantage. Pour nous, le financement des retraites, l'endettement public, le chômage... se résolveront par une politique de forte croissance économique qu'est incapable de susciter le logiciel économique du "président des riches".

  • III SÉCURITE ET JUSTICE

    • 1er LEVIER DE LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE : LA CULTURE DU RESPECT D'AUTRUI

      Pour nous, les sociétés occidentales  dites « modernes » sont fortement imprégnées par le relativisme, cette idéologie selon laquelle il n'existe pas de vérités en matière morale mais seulement des points de vue différents, cohérents et tous respectables sur la manière de penser et de se comporter. Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1898) écrivait qu'on ne mesurait pas encore les conséquences de la déchristianisation du monde, cette religion qui était la source principale de l'idéal moral européen et qui posait une morale de l'amour d'autrui. On peut faire remarquer que l'on retrouve cette exigence morale du respect d'autrui dans d'autres religions mais aussi dans la philosophie des Lumières : « Quand chacun fait ce qui lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres et cela ne s'appelle pas un État libre » écrivait Rousseau. 

      Plus encore, des courants de pensée s'auto-proclamant « sciences humaines »  ont relativisé voire nié des notions philosophiques qui structuraient nos comportements - le libre-arbitre, la conscience, la responsabilité individuelle - pour lui substituer une approche désespérante selon laquelle l'homme serait un être soumis fatalement à une multitude de déterminismes sociaux et psychiques et sur lesquels il n'a aucune prise. Ces approches de l'homme ont participé à diffuser une culture de l'indulgence et de l'excuse à l'égard des plus odieux criminels. Ainsi, nous refusons d'entendre, par exemple, que la pauvreté conduit mécaniquement au vol quand il existe une multitude de familles économiquement modestes qui mettent un point d'honneur à élever leurs enfants dans le respect de la propriété d'autrui.

      Pour nous, ces représentations ont été la source d'une religion de la tolérance et de l'irresponsabilité morale dans laquelle il est devenu d'abord ringard de juger - il faudrait chercher à tout « comprendre » - puis finalement « interdit d'interdire ». Cette perte d'autorité a conduit en effet à une culture de la permissivité et de la déculpabilisation dans laquelle le « tout est permis » s'est paradoxalement érigé en norme et qui explique largement la montée des incivilités et des violences. 

      Pour nous, ce qui a été fait peut se défaire, rien n'est fatal : il faut simplement que nos générations se réconcilient avec l'idée de vérité morale, de bien en soi, de justice, d'idéal comportemental, de responsabilité. Cette culture de la résistance doit être véhiculée, en premier lieu, par les parents qui ont des devoirs vis à vis de leurs enfants et de la Société et qui ne doivent plus se dérober à leur mission d'éducation en laissant faire tout et n'importe quoi. Pour nous, ces derniers sont responsables moralement et légalement de leurs enfants et on ne peut pas demander à l'école de la République et à la Justice de faire des miracles quand les bases de l'éducation, de la politesse, du respect d'autrui et du savoir-vivre ne sont plus enseignées dès le plus jeune âge. Il est ainsi urgent de lutter contre le phénomène de « démission parentale » : nos enfants, pour s'épanouir et devenir des adultes autonomes, ont besoin de repères et si la loi est là pour parer à cette croyance qu'il n'existe pas de vérité en matière morale, elle ne remplacera jamais la nécessité de constituer une société d'hommes libres qui, de manière spontanée et autonome, considèrent le respect d'autrui comme une valeur fondamentale. 

       

    • 2ème LEVIER DE LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE : LA REPRESSION

      Outre la nécessité d'attaquer le mal à sa racine, en revenant aux valeurs fondatrices de l'idée même de civilisation, notre philosophie générale en matière de lutte contre la délinquance est la SÉVÉRITÉ, notamment à l'égard des infractions les plus graves. Notre Société ne doit plus douter de son droit légitime de punir et de mettre au pas celles et ceux qui violent notre pacte social en s'écartant de ses normes fondamentales : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas être violent... Il appartient pleinement à l'État de prendre ses responsabilités et d'envoyer un signe fort aux délinquants en refusant le laxisme et en appliquant la loi sans trembler. 

      Nous souhaitons d'abord recentrer le système pénal sur la protection des victimes avant de penser à la réinsertion des délinquants sur lesquels « on a trop pleuré ». Nous voulons aussi sortir de cette culture de l'inversion des rôles où l'on nuance la responsabilité du coupable et où l'on finit par culpabiliser les victimes : une jeune femme, en minijupe, violée, aurait ainsi « tenté le diable », il serait encore irresponsable « de sortir dans certains quartiers à partir d'une certaine heure » ou de ne pas « bunkériser » sa résidence secondaire, pour reprendre certaines « analyses » largement répandues dans nos sociétés « modernes ». 

      Nous militons enfin pour une restauration de l'autorité de l'État et du respect des hommes et des femmes qui l'incarnent sans pour autant cautionner les violences policières qui doivent être, elles aussi, sanctionnées avec exemplarité. Oui, nous avons besoin de policiers et de juges car nous voulons une société où le droit prévaut sur la force et il faut bien une force, à la fois dissuasive et répressive, pour ne pas sombrer dans l'anarchie et la culture du règlement de comptes.

    • III NOS PRINCIPALES PROPOSITIONS

       1 Construction de nouvelles places dans les prisons afin de renforcer la crédibilité de la Police et de la Justice. 

      2 Renforcer les moyens et les effectifs des forces de police et de gendarmerie.

      3 Durcir les lois pénales, notamment à l'égard des multi-récidivistes qui narguent la République.

      4 Abaisser la majorité pénale à 16 ans.

      5 Renforcer les sanctions pour les parents des mineurs délinquants. 

      6 Rétablir la double peine en expulsant les délinquants étrangers à leur sortie de prison.

      7 Simplifier la procédure pénale : la loi doit protéger les victimes et les innocents, pas les coupables.

  • IV IMMIGRATION

    • I RÉCONCILIER LES FRANÇAIS AVEC L'IMMIGRATION ET SA NÉCESSAIRE MAÎTRISE

      L'immigration est un enjeu politique fondamental. Si, comme le disait Ernest Renan, c'est la volonté de vivre ensemble qui constitue la nation, les Français ont le droit de dire avec qui ils veulent vivre demain, sur quelle base contractuelle, sur quelles valeurs. C'est une « folie gauchiste » de ne pas vouloir parler d'immigration. Cette attitude exacerbe paradoxalement le racisme et le rejet des hommes politiques accusés de vivre dans leurs « tours d'ivoire ». 

      Il y a des Français qui se rendent bien compte des problèmes engendrés par une immigration non maîtrisée et qui ne supportent plus le discours angélique et extrémiste de certains hommes politiques sur cette question : l'immigration serait « une chance pour la France », le « signe de l'attractivité du pays ». Non pas que ces jugements soient totalement faux - la France doit beaucoup aux immigrés que nous sommes, dans un certain sens, tous - mais ils sont tout aussi excessifs et extrémistes que ceux qui font des immigrés la source de tous les maux du pays. 

      Ainsi, pour nous, la volonté de devenir Français suppose des efforts d'intégration et même d'assimilation : apprendre l'une des langues les plus difficiles du monde, comprendre notre Histoire, comprendre que quand on arrive dans un pays étranger, on doit d'abord commencer par faire ses preuves avant d'être accepté par la communauté nationale. La France n'est pas un guichet où l'on distribue des droits sans les devoirs qui vont avec : les Français ne sont pas racistes, ils demandent simplement que ceux qui veulent intégrer la maison respectent et aiment ses occupants historiques. Nous refusons le communautarisme qui sévit dans certains quartiers : nous voulons une France où les hommes constituent certes des individus différents mais unis dans des valeurs communes, ce qui implique qu'ils puissent au moins se parler et se dire bonjour. Cette volonté suppose, en effet, une adhésion sincère à un panel de valeurs : nous sommes, par exemple, dans un pays où l'égalité en dignité et en droits entre les hommes et les femmes est une valeur importante. Nous n'acceptons pas, en conséquence, les opinions tendant à nier cette vérité morale et considérons qu'il existe des situations où l'intolérance conduit justement à la tolérance. Aussi, nous n'avons pas à nous adapter aux personnes que nous accueillons, c'est à eux de le faire. Nous pouvons malgré tout être patient, tolérant mais ce comportement doit avoir des limites. Le respect des lois de la République ne se négocie pas. On peut être indulgent, compréhensif mais ferme.

      En France, il existe une logique de haine d'être soi qui nous empêche d'avancer collectivement. Nous renvoyons incessamment aux évènements tragiques de notre Histoire comme s'il existait un pays dans le monde qui n'avait pas connu d'heures sombres. Un tel discours est une logique de mort et qui ne débouche sur rien de concret si ce n'est de la haine. Il n'existe et ne doit pas exister de responsabilité trans-générationnelle : seuls les individus doivent être jugés pour leurs crimes, pas les nations. 

    • II PROPOSITIONS SUR LA POLITIQUE MIGRATOIRE DE LA FRANCE

      1/ Nous proposons un moratoire sur l'immigration de peuplement pendant au moins la durée d'un mandat présidentiel en restreignant considérablement les titres de séjour octroyés sur notre territoire. Nous souhaitons durcir les conditions d'octroi des titres en nous focalisant en priorité sur les exilés politiques, la main d'œuvre étrangère aux qualifications spécifiques (interprètes, commerciaux à l'exportation...) et les étudiants, au nom du rayonnement culturel et intellectuel de la France et de l'aide au développement. L'objectif est de plafonner la délivrance des titres de séjour à environ 50 000 personnes contre plus de 250 000 aujourd'hui. 

      2/ Nous demandons également la non-régularisation et l'expulsion sytématique des étrangers condamnés pour un crime ou un délit sur notre territoire ainsi que ceux entrés illégalement sur notre sol : on ne doit pas pouvoir intégrer la famille en commençant par violer sa loi et nul ne doit pouvoir tirer avantage d'une action portant atteinte à notre souveraineté nationale en matière d'accueil des étrangers.

      3/ Réformer l'Aide Médicale d'État en restreignant son accès aux soins d'urgence et aux maladies contagieuses.

      4/ Suspendre les aides sociales à une durée de résidence minimale sur le territoire et à une durée minimale de travail.

      5/ Durcir les conditions d'octroi de la nationalité française.

  • V CITOYENNETÉ

    • POUR UN SURSAUT CIVIQUE ET PATRIOTIQUE

      En patriotes, nous ne pouvons nous empêcher de penser aux combats héroïques de nos aïeux pour nous laisser la France en héritage. Notre démocratie, nos droits fondamentaux, notre système social, notre relative prospérité actuelle, notre souveraineté nationale - entre autres - sont le fruit d'un long combat politique. Il est de notre devoir le plus sacré de respecter la mémoire de ceux qui ont parfois perdu la vie pour ces idéaux en pérennisant la France que nous aimons.

      Cette exigence passe d'abord par la restauration d'une conscience civique : pour nous, le vote est un acte de conscience et non un acte de pur intérêt. Un citoyen n'est pas un consommateur, il doit avoir une conception de l'intérêt général, une vision du juste et de l'injuste qui l'amène à ne pas penser qu'à sa situation personnelle.

      Plus encore, un citoyen doit regarder le dessous des cartes, la réalité qui émerge des discours politiques, il doit faire preuve de discernement : certains partis politiques revendiquent la mission de défendre certains intérêts catégoriels quand leurs discours et décisions engendrent les conséquences inverses. Pour nous, il existe des mesures présentées comme des avantages sociaux mais qui n'en sont en réalité pas : que penser d'un code du travail, censé protéger les salariés, qui conduit des millions de Français au chômage ? Que penser d'un code général des impôts, censé réparer les injustices sociales, qui condamne la France à des croissances faibles ? Que penser d'une politique de réduction du temps de travail, une nouvelle fois présentée comme une chance pour les salariés, et qui conduit en réalité à un tassement des salaires par le bas ?

      Cette exigence passe ensuite par l'honnêté et la sincérité de nos élus : notre monde politique manque aujourd'hui d'hommes et de femmes qui ont le courage de leurs convictions. Nous rappelons que la majorité des grands Révolutionnaires de 1789 ont perdu leur tête quand nous ne risquons que de perdre des élections. La crise de la démocratie est le résultat d'une perte de confiance en la parole publique : depuis des décennies, trop de promesses n'ont pas été tenues et les hommes politiques passent aujourd'hui parfois pour des hommes peu fréquentables. Ainsi, les élections doivent être le rendez-vous par excellence des choix de sociétés : ce n'est pas à la rue de gouverner la France. Plus encore, elles doivent être l'occasion pour le peuple de contrôler et d'éventuellement sanctionner la gestion de ses représentants, c'est l'essence même de la démocratie. Pour ce faire, il est nécessaire de sanctifier la parole publique, les candidats aux élections doivent être transparents sur leurs intentions réelles et ne pas verser dans une stratégie électorale, pleine de démagogie et de mensonges, et qui conduit inévitablement au blocage et à la crise de la démocratie représentative sur le moyen terme. Un grand homme politique, comme l'était le général de Gaulle, doit préférer perdre les élections dignement que remporter la victoire en trichant avec son peuple. Il doit encore savoir prendre le risque de se fâcher avec les électeurs s'il estime que l'intérêt de la nation est en jeu. Pour nous, les hommes politiques qui ne voient que leurs intérêts de court terme seront jugés par l'Histoire comme les généraux de Mai 1940 ou les signataires de l'accord de Munich. Pour nous encore, un bon homme politique doit œuvrer pour son pays comme un bon père : son discours n'est pas toujours compris et agréable à entendre sur le coup mais il est préparateur d'un bon avenir possible. 

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